&laquo;&nbsp;Qu&rsquo;Allah te b&eacute;nisse dans ce que tu as donn&eacute; et qu&rsquo;Il te b&eacute;nisse dans ce que tu as gard&eacute;&nbsp;&raquo;
[L&rsquo;une des invocations du Messager (e) en sa faveur].

Il est l&rsquo;un des huit premiers hommes &agrave; se convertir, l&rsquo;un des dix promis au Paradis de leur vivant, l&rsquo;un des six membres du conseil qui a statu&eacute; pour la d&eacute;signation du successeur de cUmar, et l&rsquo;un des rares &agrave; &eacute;mettre des fatwas &agrave; M&eacute;dine alors que le Messager d&rsquo;Allah (e) &eacute;tait encore vivant.
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Avant l&rsquo;Islam, il s&rsquo;appellait cAbdu-cAmr et lorsqu&rsquo;il se convertit, le Messager (e) le pr&eacute;nomma cAbdurrahm&acirc;n.

Je vous pr&eacute;sente cAbdurrahm&acirc;n Ibn cAwf - qu&rsquo;Allah l&rsquo;agr&eacute;e et le satisfasse.
cAbdurrahm&acirc;n se convertit avant que le noble Messager (e) n&rsquo;entr&acirc;t &agrave; D&acirc;r Al-Arqam[1], et ce, seulement deux jours apr&egrave;s la conversion d&rsquo;Abu Bakr le v&eacute;ridique (h). Il endura dans la cause d&rsquo;Allah les m&ecirc;mes supplices que ceux que les premiers musulmans subirent. Mais il patienta comme ils patient&egrave;rent, il resta ferme comme eux, et fut v&eacute;ridique comme ils le furent. Et comme beaucoup d&rsquo;entre eux, il fuit pour sa religion en Abyssinie.
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Puis, quand le Messager (e) et ses compagnons furent autoris&eacute;s &agrave; &eacute;migrer &agrave; M&eacute;dine, il fut parmi les tous premiers &agrave; prendre la route de l&rsquo;exil, pour Allah (b) et Son Messager (e).
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Ensuite, quand, une fois arriv&eacute; &agrave; M&eacute;dine, le Messager (e) fraternisa entre les Emigr&eacute;s et les Auxiliaires (Ans&acirc;rs), il lui attribua Sacd Ibn Rab&icirc;c Al-Ans&acirc;r&icirc;[2] (h). Celui-ci dit alors &agrave; son fr&egrave;re cAbdurrahm&acirc;n&nbsp;:
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- &laquo;&nbsp;Petit fr&egrave;re, je suis le plus riche de M&eacute;dine. J&rsquo;ai deux vergers ainsi que deux femmes. Regarde lequel de mes vergers te pla&icirc;t le plus que je te le c&egrave;de, et regarde laquelle de mes deux femmes te pla&icirc;t que je la r&eacute;pudie pour toi&nbsp;&raquo;. 
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- &laquo;&nbsp;Qu&rsquo;Allah te b&eacute;nisse dans ta famille et dans tes biens&nbsp;&raquo; r&eacute;torqua cAbdurrahm&acirc;n &agrave; son fr&egrave;re auxiliaire. &laquo;&nbsp;Indique-moi juste le march&eacute;...&nbsp;&raquo; 

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- &laquo;&nbsp;Et bien cAbdurrahm&acirc;n&nbsp;&raquo;&nbsp;?&nbsp;&raquo;
-&nbsp; &laquo;&nbsp;Je me suis mari&eacute;.&raquo; lui dit cAbdurrahm&acirc;n.
- &laquo;&nbsp;Et qu&rsquo;as-tu donn&eacute; en dot &agrave; ta femme&nbsp;?&nbsp;&raquo; demanda le Proph&egrave;te (e).
- &laquo;&nbsp;Le poids d&rsquo;un noyau en or &raquo; r&eacute;pondit cAbdurrahm&acirc;n.
- &laquo;&nbsp;Fais un repas de noce, ne serait-ce qu&rsquo;avec une brebis&nbsp;&raquo;,&nbsp; lui dit le Messager&nbsp;: &laquo;&nbsp;Qu&rsquo;Allah te b&eacute;nisse dans tes biens&nbsp;&raquo;. 

- cAbdurrahm&acirc;n dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les richesses de ce bas-monde vinrent alors &agrave; moi au point que je pensais que si je soulevais une pierre, je trouverais de l&rsquo;or ou de l&rsquo;argent en-dessous&nbsp;!&nbsp;&raquo;
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Le jour de Badr, cAbdurrahm&acirc;n combattit pour Allah (b) de toutes ses forces. Il an&eacute;antit, entre autres, l&rsquo;ennemi d&rsquo;Allah cUmayr Ibn cUthm&acirc;n Ibn Kacb.

Le jour d&rsquo;Uhud, il resta ferme quand les pieds trembl&egrave;rent et f&eacute;d&eacute;ra les autres lorsque les pauvres musulmans vaincus s&rsquo;enfuirent. Il sortira finalement de la bataille avec une vingtaine de blessures dont certaines &eacute;taient tellement profondes qu&rsquo;un homme pouvait y mettre sa main.

Cependant, le Jih&acirc;d de cAbdurrahm&acirc;n avec sa personne fut bien peu de choses, en fin de compte, compar&eacute; &agrave; celui qu&rsquo;il a fait avec ses biens. Un jour, le Messager d&rsquo;Allah (e) voulut rassembler une arm&eacute;e. Il se tint alors debout parmi ses compagnons et leur dit&nbsp;:

- &laquo;&nbsp;Faites l&rsquo;aum&ocirc;ne car je veux monter une exp&eacute;dition.&nbsp;&raquo;
cAbdurrahm&acirc;n se pr&eacute;cipita alors chez lui et revint aussit&ocirc;t.

- &laquo;&nbsp;Messager d&rsquo;Allah&nbsp;!&nbsp;&raquo; dit-il, &laquo;&nbsp;je poss&egrave;de quatre mille dinars. Deux mille que je pr&ecirc;te &agrave; mon Seigneur et deux mille que je laisse &agrave; ma famille&nbsp;&raquo;. Le Messager (e) lui dit alors&nbsp;:
- &laquo;&nbsp;Qu&rsquo;Allah te b&eacute;nisse pour ce que tu as donn&eacute; et qu&rsquo;il te b&eacute;nisse pour ce que tu as gard&eacute;&nbsp;&raquo;.
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Lorsque le Messager (e) prit la d&eacute;cision de mener la guerre de Tab&ucirc;k[3] - ce qui fut sa derni&egrave;re exp&eacute;dition -, le besoin d&rsquo;argent &eacute;tait, ce jour-l&agrave;, aussi crucial que le besoin d&rsquo;hommes. En effet, l&rsquo;arm&eacute;e byzantine &eacute;tait nombreuse et bien &eacute;quip&eacute;e alors qu&rsquo;&agrave; M&eacute;dine, c&rsquo;&eacute;tait une ann&eacute;e de disette. Le voyage &eacute;tait long, les provisions rares et les montures encore plus. Elles &eacute;taient tellement rares, qu&rsquo;un groupe de Musulmans vinrent le c&oelig;ur serr&eacute; au Messager (e) lui demander de les emmener avec lui pour l&rsquo;exp&eacute;dition. Malheureusement, ce dernier les renvoya car il ne trouva pas de monture pour eux. Ils repartirent donc les yeux pleins de larmes de ne rien trouver &agrave; d&eacute;penser pour pouvoir faire la guerre. Ils seront surnomm&eacute;s les pleureurs et on surnommera cette arm&eacute;e &laquo;&nbsp;l&rsquo;arm&eacute;e de la difficult&eacute;&nbsp;&raquo;.
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A ce moment, le Messager (e) ordonna &agrave; ses compagnons de d&eacute;penser dans le chemin d&rsquo;Allah en esp&eacute;rant la r&eacute;compense aupr&egrave;s d&rsquo;Allah (c). Les Musulmans s&rsquo;empress&egrave;rent de r&eacute;pondre &agrave; la demande du Messager (m). Et parmi les premiers &agrave; donner&nbsp;: cAbdurrahm&acirc;n Ibn cAwf &eacute;videmment, qui donna deux cents &Ucirc;qiyah[4] d&rsquo;or. Voyant cela, cUmar (h) dit&nbsp;:
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- &laquo;&nbsp;Je pense que cAbdurrahm&acirc;n commet un p&eacute;ch&eacute;. Il n&rsquo;a rien laiss&eacute; &agrave; sa famille&nbsp;&raquo;.
- &laquo;&nbsp;cAbdurrahm&acirc;n&nbsp;&raquo; dit le Messager&nbsp;: &laquo;&nbsp;As-tu laiss&eacute; quelque chose &agrave; ta famille&nbsp;&raquo;&nbsp;?
- &laquo;&nbsp; Oui&nbsp;&raquo; r&eacute;pondit-il&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je leur ai laiss&eacute; plus que ce que n&rsquo;ai d&eacute;pens&eacute; et mieux encore&nbsp;&raquo;. 
- &laquo;&nbsp;Combien ?&nbsp;&raquo; demanda le Messager.
- &laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;Allah et son Messager ont promis comme subsistance, comme bien et comme r&eacute;compense&nbsp;&raquo;, r&eacute;pondit cAbdurrahm&acirc;n.
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Puis l&rsquo;arm&eacute;e partit pour Tab&ucirc;k. L&agrave;-bas, Allah (c) honora cAbdurrahm&acirc;n d&rsquo;une chose par laquelle Il n&rsquo;honora personne parmi les Musulmans. L&rsquo;heure de la pri&egrave;re &eacute;tait venue et le Messager d&rsquo;Allah (e) &eacute;tait absent. cAbdurrahm&acirc;n guida donc les Musulmans dans la pri&egrave;re et &agrave; peine le premier cycle de pri&egrave;re fut-il achev&eacute;, que le Messager (e) rejoignit les fid&egrave;les et suivit cAbdurrahm&acirc;n dans la pri&egrave;re.

Rendez-vous compte, existe-t-il plus grand honneur et m&eacute;rite pour quelqu&rsquo;un que de guider la pri&egrave;re en ayant derri&egrave;re lui la meilleure des cr&eacute;atures, l&rsquo;imam des Proph&egrave;tes&nbsp;: Muhammad Ibn cAbdillah&nbsp;(e)&nbsp;?
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Et quand le Messager (e) rejoignit son Seigneur (c), cAbdurrahm&acirc;n prit en charge les M&egrave;res des croyants, les &eacute;pouses du Messager. Il r&eacute;pondait &agrave; leur besoins, les accompagnait lorsqu&rsquo;elles sortaient, allait avec elles au P&egrave;lerinage et habillait leurs palanquins de tissus (pour les distinguer) et les emmenait dans les endroits qui leur plaisaient. C&rsquo;est un des hauts faits d&rsquo;cAbdurrahm&acirc;n et il peut se vanter et &ecirc;tre fier de la confiance des M&egrave;res des Croyants &agrave; son &eacute;gard.

La bont&eacute; dont faisait preuve cAbdurrahm&acirc;n &agrave; l&rsquo;&eacute;gard d&rsquo;elles atteignit un tel point qu&rsquo;un jour, il vendit une de ses terres pour quarante mille dinars qu&rsquo;il partagea entre les Ban&ucirc; Zuhrah[5], les pauvres musulmans et &eacute;migr&eacute;s, et les femmes du Proph&egrave;te (e). Quand parvint &agrave; c&Acirc;&iuml;shah (i) la part de l&rsquo;argent qui lui &eacute;tait r&eacute;serv&eacute;, elle dit&nbsp;:

- &laquo;&nbsp;Qui a envoy&eacute; cet argent&nbsp;?&nbsp;&raquo;.
- &laquo;&nbsp;cAbdurrahm&acirc;n Ibn cAwf.&raquo; lui r&eacute;pondit-on.
- Elle dit&nbsp;alors&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le Messager d&rsquo;Allah (e) a dit&nbsp;: seuls les patients prendront soin de vous apr&egrave;s moi.&nbsp;&raquo;
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L&rsquo;invocation du Proph&egrave;te (e) dans laquelle il invoquait la b&eacute;n&eacute;diction pour les biens de cAbdurrahm&acirc;n n&rsquo;a cess&eacute; de le couvrir jusqu&rsquo;&agrave; la fin de ses jours au point qu&rsquo;il devienne le plus riche et fortun&eacute; des compagnons. En effet, son commerce se mit &agrave; se d&eacute;velopper et &agrave; prosp&eacute;rer. Ses caravanes faisaient le va-et-vient partant de M&eacute;dine avec le surplus de leurs productions et revenaient en apportant &agrave; ses habitants l&rsquo;orge, le bl&eacute;, l&rsquo;huile, les v&ecirc;tements, les ustensiles, le parfum et tout ce dont ils avaient besoin.

Un jour, la caravane de cAbdurrahm&acirc;n compos&eacute;e de sept cents montures, arriva &agrave; M&eacute;dine. Oui, sept cents montures qui transportaient sur leurs dos de la nourriture, de la marchandise et tout ce dont les gens avaient besoin. A peine &eacute;tait-elle rentr&eacute;e dans M&eacute;dine que la terre trembla et on entendit un fracas et un vacarme.

- &laquo;&nbsp;Quelle est cette secousse&nbsp;?&nbsp;&raquo; demanda c&Acirc;&iuml;shah (i).
- &laquo;&nbsp;La caravane de cAbdurrahm&acirc;n.&nbsp;&raquo; lui r&eacute;pondit-on. &laquo;&nbsp;Sept cents chamelles transportant du bl&eacute; de l&rsquo;orge et de la nourriture &raquo;.

- Elle ajouta&nbsp;: &laquo;&nbsp;Qu&rsquo;Allah le b&eacute;nisse dans ce qu&rsquo;Il lui a donn&eacute; dans ce bas-monde. Et la r&eacute;compense de l&rsquo;au-del&agrave; est plus grande. J&rsquo;ai certes entendu le Messager d&rsquo;Allah dire&nbsp;: &laquo;&nbsp;cAbdurrahm&acirc;n Ibn cAwf entrera au Paradis en rampant&nbsp;&raquo;.

Et avant m&ecirc;me que les chamelles ne se couchent, on transmit &agrave; cAbdurrahm&acirc;n la parole de la M&egrave;re des Croyants (i) et on lui fit la bonne annonce du Paradis. A peine eut-il entendu cette bonne nouvelle qu&rsquo;il courut &agrave; toute allure chez c&Acirc;&iuml;shah et lui dit&nbsp;:
- &laquo;&nbsp;M&egrave;re, tu as vraiment entendu cela du Messager d&rsquo;Allah&nbsp;?&nbsp;&raquo;. 
- &laquo;&nbsp;Oui&nbsp;&raquo; dit-elle.

- Il sauta alors de joie et d&eacute;clara&nbsp;: &laquo;&nbsp;Si je pouvais, j&rsquo;y entrerais debout. Je te prends &agrave; t&eacute;moin M&egrave;re que la totalit&eacute; de cette caravane avec tout ce qu&rsquo;elle comporte comme selles et doublures est dans le sentier d&rsquo;Allah &raquo;. 
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Et depuis ce jour l&eacute;gendaire et fabuleux lors duquel cAbdurrahm&acirc;n fut averti de son entr&eacute;e au Paradis, son engouement &agrave; donner de ses biens ne fit qu&rsquo;augmenter.

Il se mit &agrave; d&eacute;penser de ses deux mains, droite et gauche, secr&egrave;tement et publiquement. Il fit don de quarante mille dirhams d&rsquo;argent puis fit suivre cela de quarante mille dirhams d&rsquo;or. Puis il fit don de deux cents &Ucirc;qiyah d&rsquo;or puis il &eacute;quipa des combattants sur le sentier d&rsquo;Allah avec cinq cents chevaux puis mille cinq cents autres avec leurs montures.

Et quand la mort d&rsquo;cAbdurrahm&acirc;n approcha, il affranchit un grand nombre de ses esclaves. Il fit un testament &agrave; tout survivant de Badr leur l&eacute;guant quarante mille dinars or. Ils les prirent tous, alors que leur nombre &eacute;tait de cents. Il fit &eacute;galement un testament &agrave; chacune des &eacute;pouses du Messager leur l&eacute;guant une part g&eacute;n&eacute;reuse de biens au point que la M&egrave;re des Croyants c&Acirc;&iuml;shah (i) faisait beaucoup d&rsquo;invocations pour lui et disait&nbsp;:
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- &laquo;&nbsp;Qu&rsquo;Allah l&rsquo;abreuve de l&rsquo;eau de Salsab&icirc;l &raquo;.
Puis apr&egrave;s tous ces dons, il laissa quand m&ecirc;me &agrave; ses h&eacute;ritiers des biens quasi innombrables, parmi lesquels mille chameaux, cent chevaux et trois mille brebis. Il avait quatre femmes, et le trente-deuxi&egrave;me imparti &agrave; chacune d&rsquo;entre elles, atteignait vingt mille. Il laissa tellement d&rsquo;or et d&rsquo;argent &agrave; partager entre ses h&eacute;ritiers que les mains des hommes furent marqu&eacute;es en le cassant pour le partager.

Tout ceci gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;invocation du Messager d&rsquo;Allah (m) afin qu&rsquo;il soit b&eacute;ni dans ses biens.
Cependant, tous ces biens ne furent pas une tentation pour cAbdurrahm&acirc;n ni ne le firent changer. En effet, quand les gens le voyaient avec ses esclaves, ils ne faisaient pas la diff&eacute;rence entre eux et lui.
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Un jour qu&rsquo;il je&ucirc;nait, on lui apporta de quoi rompre son je&ucirc;ne. Il&nbsp; contempla la nourriture et dit&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Muscab Ibn cUmayr a &eacute;t&eacute; tu&eacute; et il &eacute;tait meilleur que moi.&nbsp;On n&rsquo;a trouv&eacute; pour le couvrir, qu&rsquo;un linceul qui, si on lui couvrait la t&ecirc;te, laissait ses pieds appara&icirc;tre et si on lui couvrait les pieds avec, sa t&ecirc;te se d&eacute;couvrait. &laquo;&nbsp;Puis Allah (b) a &eacute;tendu pour nous de ce bas-monde ce qu&rsquo;Il a &eacute;tendu et je crains que notre r&eacute;compense nous ait &eacute;t&eacute; avanc&eacute;e&nbsp;&raquo;. Puis il se mit &agrave; pleurer et &agrave; sangloter jusqu&rsquo;&agrave; ce que le repas se g&acirc;te.

Heureux soit cAbdurrahm&acirc;n Ibn cAwf et mille b&eacute;atitudes. En effet, le v&eacute;ridique que l&rsquo;on croit sur parole, Muhammad (e), lui a annonc&eacute; le Paradis.

L&rsquo;oncle maternel du Messager, Sacd Ibn Ab&icirc; Waqq&acirc;s (h) a port&eacute; son corps &agrave; sa derni&egrave;re demeure. L&rsquo;homme aux deux lumi&egrave;res, cUthm&acirc;n Ibn cAff&acirc;n (h) a dirig&eacute; la pri&egrave;re mortuaire sur lui. Et le Prince des Croyants au visage anobli, cAl&icirc; Ibn Ab&icirc; T&acirc;lib (h) a suivi son cort&egrave;ge fun&egrave;bre en disant&nbsp;:
&laquo;&nbsp;Pars, tu as atteint la puret&eacute; du Paradis, et as quitt&eacute; cette vie, qu&rsquo;Allah te fasse mis&eacute;ricorde&nbsp;&raquo;.
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[1] C&rsquo;est une maison de la Mecque o&ugrave; le Messager d&rsquo;Allah (e) appelait les gens &agrave; l&rsquo;Islam en secret au tout d&eacute;but. Elle appartenait et &eacute;tait mise &agrave; disposition par Al-Arqam Ibn cAbdi-Man&acirc;f Al-Makhz&ucirc;m&icirc; afin de propager l&rsquo;Islam &agrave; l&rsquo;abri de la brutalit&eacute; des Qurayshites. On l&rsquo;appelait &eacute;galement &laquo;&nbsp;La maison de l&rsquo;Islam&nbsp;&raquo;.


[2] Il est Sacd Ibn Rab&icirc;c Ibn cAmr Ibn Ab&icirc; Zuhayr Ibn M&acirc;lik Al-Ans&acirc;r&icirc; Al-Khazraj&icirc;. Un noble compagnon, l&rsquo;un des leaders. Il tomba en martyr le jour d&rsquo;Uhud.
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[3] Ville de la p&eacute;ninsule arabique, frontali&egrave;re de l&rsquo;Assyrie appartenant &agrave; l&rsquo;&eacute;poque aux Byzantins. De nos jours, elle se trouve au Nord royaume d&rsquo;Arabie Saoudite.
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[4] NdR&nbsp;: unit&eacute; de poids r&eacute;pandue &agrave; cette &eacute;poque chez les Arabes qui vaut 40 Dirhams, ce qui &eacute;quivaut &agrave; 201 grammes en or selon la majorit&eacute; des savants de l&rsquo;Islam.


[5] Clan d&rsquo;&Acirc;minah Bint Wahb, la m&egrave;re du Messager (e).

