﻿﻿﻿
C&rsquo;est la raison pour laquelle le messager d&rsquo;Allah a dit&nbsp;:
&laquo;&nbsp;Par Allah, je ne sais pas, moi qui suis le messager d&rsquo;Allah, ce qu&rsquo;on fera de moi et de vous[1].&nbsp;&raquo;
Si telle est la situation du ma&icirc;tre des descendants d&rsquo;Adam , qu&rsquo;en est-il pour les autres&nbsp;?!
Aussi, on retrouve que quiconque lit la parole du proph&egrave;te&nbsp; :
- &laquo;&nbsp;Aucun de vous ne sera sauv&eacute; par ses &oelig;uvres&nbsp;&raquo;.
- &laquo;&nbsp;Pas m&ecirc;me toi, &ocirc; messager d&rsquo;Allah&nbsp;!&nbsp;&raquo; s&rsquo;exclam&egrave;rent les compagnons.
- Alors le proph&egrave;te (g) r&eacute;pondit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Pas m&ecirc;me moi, &agrave; moins qu&rsquo;Allah me couvre de Sa mis&eacute;ricorde[2].&nbsp;&raquo;
&hellip;reconna&icirc;tra avec certitude sa faiblesse et son impuissance, se remplira d&rsquo;humilit&eacute; et d&rsquo;indigence envers son Seigneur (e). Il ne se montrera pas arrogant, ne glorifiera nullement sa personne et ne se vantera point de ses efforts ni de ses actes.
L&rsquo;imam Ibn Al-Qayyim (r) a dit&nbsp;:
&laquo;&nbsp;[&Ocirc; serviteur], chaque fois que tu prendras conscience de la r&eacute;alit&eacute; de la seigneurie d&rsquo;Allah et de Son droit divin exclusif, que tu conna&icirc;tras Allah puis ta propre valeur, et que tu te rendras compte que les marchandises [tes &oelig;uvres] que tu apportes ne conviennent pas au Roi V&eacute;ridique, fussent-elles aussi nombreuses que celle des &ecirc;tres humains et des djinns, tu craindras alors l&rsquo;issue r&eacute;serv&eacute;e &agrave; ces &oelig;uvres.&nbsp;
En fait, Allah accepte ces &oelig;uvres uniquement par g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, bont&eacute; et bienveillance de Sa part et c&rsquo;est pour ces m&ecirc;mes raisons qu&rsquo;Il les r&eacute;compense[3].&nbsp;&raquo;
En somme, chaque fois que le serviteur ressent cette r&eacute;alit&eacute;, la grandeur du Cr&eacute;ateur (e) lui appara&icirc;t clairement et il finit par conna&icirc;tre la valeur de sa personne.
Effectivement, c&rsquo;est ainsi que le proph&egrave;te&nbsp; a &eacute;duqu&eacute; ses compagnons . Prenons pour exemple, le plus estim&eacute; et le plus digne des compagnons&nbsp;: Ab&ucirc; Bakr le V&eacute;ridique (&laquo;&nbsp;As-Sidd&icirc;q&nbsp;&raquo;).
Un jour, il demanda au proph&egrave;te&nbsp; :
- &laquo;&nbsp;Enseigne-moi une invocation avec laquelle j&rsquo;invoquerai pendant ma pri&egrave;re.&nbsp;&raquo;
Le proph&egrave;te (g), bien qu&rsquo;il &eacute;tait celui qui connaissait le mieux son compagnon, lui dit&nbsp;:
- Dis&nbsp;: &laquo;&nbsp;&Ocirc; Allah&nbsp;! J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; grandement injuste envers moi-m&ecirc;me mais nul autre que Toi ne pardonne les p&eacute;ch&eacute;s. Accorde-moi donc un pardon de Ta part et fais-moi mis&eacute;ricorde, tu es certes le Pardonneur, le Tr&egrave;s Mis&eacute;ricordieux[4].&nbsp;&raquo;
De toute &eacute;vidence, c&rsquo;est une &eacute;ducation divine qui emp&ecirc;che le serviteur de s&rsquo;enorgueillir, le rend continuellement conscient de sa d&eacute;pendance envers son Seigneur et le fait incessamment s&rsquo;abandonner devant Lui.
Ainsi, si telle est la recommandation du proph&egrave;te&nbsp; &agrave; Ab&ucirc; Bakr&nbsp; qui a fait ses preuves comme guide, homme honorable, valeureux guerrier, d&eacute;fenseur de l&rsquo;Islam et protecteur du proph&egrave;te, alors qu&rsquo;en est-il de notre situation, nous qui sommes des p&eacute;cheurs excessifs&nbsp;? Nous demandons &agrave; Allah qu&rsquo;Il nous pr&eacute;serve&nbsp;!
Tu seras peut-&ecirc;tre encore plus surpris par le cas de cUmar Ibn Al-Khatt&acirc;b&nbsp; qui craignait d&rsquo;&ecirc;tre parmi les hypocrites alors qu&rsquo;il est celui qui discerne le bien du mal (&laquo;&nbsp;Al-F&acirc;r&ucirc;q&nbsp;&raquo;) et celui &agrave; qui le proph&egrave;te&nbsp; a annonc&eacute; la bonne nouvelle du Paradis&nbsp;!
Mais tu comprendras que lorsque le serviteur augmente en servitude et en indigence pour son Seigneur, il &eacute;prouve d&rsquo;autant plus de m&eacute;pris et de peur pour sa propre personne, et d&egrave;s lors son c&oelig;ur se lie fortement &agrave; son Seigneur .
Al-Hasan Al-Basr&icirc;&nbsp; a dit&nbsp;:
&laquo;&nbsp;Seul un [vrai] croyant craint l&rsquo;hypocrisie, et seul un hypocrite croit en &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;abri[5].&nbsp;&raquo;
Al-Jacd Ab&ucirc; cUthm&acirc;n&nbsp; a dit&nbsp;:
- &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai demand&eacute; &agrave; Ab&ucirc; Raj&acirc;&rsquo; Al-cUt&acirc;rid&icirc; s&rsquo;il avait pu remarquer chez les compagnons du proph&egrave;te (g) qu&rsquo;il avait pu c&ocirc;toyer &agrave; son &eacute;poque, qu&rsquo;ils craignaient d&rsquo;&ecirc;tre hypocrites&nbsp;&raquo;.
- Alors celui-ci me r&eacute;pondit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Oui, j&rsquo;ai c&ocirc;toy&eacute;, par la gr&acirc;ce d&rsquo;Allah, un grand nombre d&rsquo;entre eux. Certes, ils craignaient terriblement&nbsp;! Certes, ils craignaient terriblement&nbsp;![6]&nbsp;&raquo;
Et Ibn Ab&icirc; Mulaykah&nbsp; a dit&nbsp;:
&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai c&ocirc;toy&eacute; une trentaine de compagnons du proph&egrave;te (g) et tous craignaient d&rsquo;&ecirc;tre hypocrites. Aucun d&rsquo;entre eux ne pr&eacute;tendait avoir la m&ecirc;me foi que Jibr&icirc;l ou M&icirc;ka&rsquo;&icirc;l[7].&nbsp;&raquo;
Ibn Hajar&nbsp; a dit &agrave; ce sujet&nbsp;:
&laquo;&nbsp;Les compagnons que Ibn Ab&icirc; Mulaykah a c&ocirc;toy&eacute;s sont parmi les plus valeureux. On retrouve parmi eux cA&iuml;shah, sa s&oelig;ur Asm&acirc;&rsquo;, cAbdullah Ibn cUmar, cAbdullah Ibn cAbb&acirc;s, cAbdullah Ibn Az-Zubayr, cAbdullah Ibn cAmr Ibn Al-c&Acirc;s (ces quatre derniers &eacute;taient surnomm&eacute;s les quatre cAbdullah), Ab&ucirc; Hurayrah, cUqbah Ibn Al-H&acirc;rith et Al-Miswar Ibn Makhramah. Ceux-ci sont ceux desquels il a entendu directement.
Par ailleurs, il a &eacute;t&eacute; contemporain de bon nombre d&rsquo;entre eux, tels que cAli Ibn Ab&icirc; T&acirc;lib et Sacd Ibn Ab&icirc; Waqq&acirc;s, et a assur&eacute; qu&rsquo;ils craignaient d&rsquo;&ecirc;tre hypocrites dans leurs actes. Et puisqu&rsquo;aucune divergence n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e &agrave; ce sujet, cet avis est consid&eacute;r&eacute; comme un consensus.
En effet, il se peut que le croyant croie voir dans son acte une chose qui s&rsquo;oppose &agrave; la sinc&eacute;rit&eacute;. Mais le fait de craindre une telle chose n&rsquo;implique pas n&eacute;cessairement qu&rsquo;elle ait lieu. En r&eacute;alit&eacute;, cela d&eacute;montre le degr&eacute; extr&ecirc;me de scrupules et de crainte qu&rsquo;ils avaient atteint (j)[8]&nbsp;&raquo;.
Ibn Rajab&nbsp; le hanbalite a dit&nbsp;:
&laquo;&nbsp;Les compagnons [du proph&egrave;te ] et les vertueux qui leur ont succ&eacute;d&eacute; craignaient r&eacute;ellement que l&rsquo;hypocrisie ne les touche. Ils &eacute;taient frapp&eacute;s d&rsquo;effroi et d&rsquo;inqui&eacute;tude profondes &agrave; ce sujet.
En effet, le croyant craint pour sa propre personne l&rsquo;hypocrisie mineure. Et il craint que celle-ci prenne le dessus sur lui au moment de la mort pour l&rsquo;amener &agrave; l&rsquo;hypocrisie majeure (NdT&nbsp;: celle qui fait sortir de l&rsquo;Islam). Et comme nous l&rsquo;avons mentionn&eacute; auparavant, les vices cach&eacute;s entrainent in&eacute;luctablement une mauvaise et mis&eacute;rable fin[9].&nbsp;&raquo;
 


[1] Rapport&eacute; par Al-Bukh&acirc;r&icirc; (1243/7018).


[2] Rapport&eacute; par Al-Bukh&acirc;r&icirc; (6463) et Muslim (2816).


[3] &laquo;&nbsp;Mad&acirc;rij As-S&acirc;lik&icirc;n&nbsp;&raquo; (vol. 1/p. 176).


[4] Rapport&eacute; par Al-Bukh&acirc;r&icirc; (834) et Muslim (2075).


[5] Rapport&eacute; par Al-Bukh&acirc;r&icirc;. Hadith jug&eacute; authentique par Ibn Hajar dans &laquo;&nbsp;Fath Al-B&acirc;r&icirc;&nbsp;&raquo;.


[6] Rapport&eacute; par Ab&ucirc; Nac&icirc;m dans &laquo;&nbsp;Hilyat Al-Awliy&acirc;&rsquo;&nbsp;&raquo; (vol. 2/p. 307).


[7] Rapport&eacute; par Al-Bukh&acirc;r&icirc; (109).


[8] &laquo;&nbsp;Fath Al-B&acirc;r&icirc;&nbsp;&raquo; (vol. 1/p. 110-111).


[9] &laquo;&nbsp;J&acirc;mic Al-cUl&ucirc;m wa Al-Hikam&nbsp;&raquo; (vol. 1/p. 117).


C&rsquo;est la raison pour laquelle le messager d&rsquo;Allah (g) a dit&nbsp;:
&laquo;&nbsp;Par Allah, je ne sais pas, moi qui suis le messager d&rsquo;Allah, ce qu&rsquo;on fera de moi et de vous[1].&nbsp;&raquo;
Si telle est la situation du ma&icirc;tre des descendants d&rsquo;Adam (g), qu&rsquo;en est-il pour les autres&nbsp;?!
Aussi, on retrouve que quiconque lit la parole du proph&egrave;te (g)&nbsp;:
- &laquo;&nbsp;Aucun de vous ne sera sauv&eacute; par ses &oelig;uvres&nbsp;&raquo;.
- &laquo;&nbsp;Pas m&ecirc;me toi, &ocirc; messager d&rsquo;Allah&nbsp;!&nbsp;&raquo; s&rsquo;exclam&egrave;rent les compagnons.
- Alors le proph&egrave;te (g) r&eacute;pondit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Pas m&ecirc;me moi, &agrave; moins qu&rsquo;Allah me couvre de Sa mis&eacute;ricorde[2].&nbsp;&raquo;
&hellip;reconna&icirc;tra avec certitude sa faiblesse et son impuissance, se remplira d&rsquo;humilit&eacute; et d&rsquo;indigence envers son Seigneur (e). Il ne se montrera pas arrogant, ne glorifiera nullement sa personne et ne se vantera point de ses efforts ni de ses actes.
L&rsquo;imam Ibn Al-Qayyim (r) a dit&nbsp;:
&laquo;&nbsp;[&Ocirc; serviteur], chaque fois que tu prendras conscience de la r&eacute;alit&eacute; de la seigneurie d&rsquo;Allah et de Son droit divin exclusif, que tu conna&icirc;tras Allah puis ta propre valeur, et que tu te rendras compte que les marchandises [tes &oelig;uvres] que tu apportes ne conviennent pas au Roi V&eacute;ridique, fussent-elles aussi nombreuses que celle des &ecirc;tres humains et des djinns, tu craindras alors l&rsquo;issue r&eacute;serv&eacute;e &agrave; ces &oelig;uvres.&nbsp;
En fait, Allah accepte ces &oelig;uvres uniquement par g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, bont&eacute; et bienveillance de Sa part et c&rsquo;est pour ces m&ecirc;mes raisons qu&rsquo;Il les r&eacute;compense[3].&nbsp;&raquo;
En somme, chaque fois que le serviteur ressent cette r&eacute;alit&eacute;, la grandeur du Cr&eacute;ateur (e) lui appara&icirc;t clairement et il finit par conna&icirc;tre la valeur de sa personne.
Effectivement, c&rsquo;est ainsi que le proph&egrave;te (g) a &eacute;duqu&eacute; ses compagnons (j). Prenons pour exemple, le plus estim&eacute; et le plus digne des compagnons&nbsp;: Ab&ucirc; Bakr le V&eacute;ridique (&laquo;&nbsp;As-Sidd&icirc;q&nbsp;&raquo;).
Un jour, il demanda au proph&egrave;te (g) :
- &laquo;&nbsp;Enseigne-moi une invocation avec laquelle j&rsquo;invoquerai pendant ma pri&egrave;re.&nbsp;&raquo;
Le proph&egrave;te (g), bien qu&rsquo;il &eacute;tait celui qui connaissait le mieux son compagnon, lui dit&nbsp;:
- Dis&nbsp;: &laquo;&nbsp;&Ocirc; Allah&nbsp;! J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; grandement injuste envers moi-m&ecirc;me mais nul autre que Toi ne pardonne les p&eacute;ch&eacute;s. Accorde-moi donc un pardon de Ta part et fais-moi mis&eacute;ricorde, tu es certes le Pardonneur, le Tr&egrave;s Mis&eacute;ricordieux[4].&nbsp;&raquo;
De toute &eacute;vidence, c&rsquo;est une &eacute;ducation divine qui emp&ecirc;che le serviteur de s&rsquo;enorgueillir, le rend continuellement conscient de sa d&eacute;pendance envers son Seigneur et le fait incessamment s&rsquo;abandonner devant Lui.
Ainsi, si telle est la recommandation du proph&egrave;te (g) &agrave; Ab&ucirc; Bakr (h) qui a fait ses preuves comme guide, homme honorable, valeureux guerrier, d&eacute;fenseur de l&rsquo;Islam et protecteur du proph&egrave;te, alors qu&rsquo;en est-il de notre situation, nous qui sommes des p&eacute;cheurs excessifs&nbsp;? Nous demandons &agrave; Allah qu&rsquo;Il nous pr&eacute;serve&nbsp;!
Tu seras peut-&ecirc;tre encore plus surpris par le cas de cUmar Ibn Al-Khatt&acirc;b (h) qui craignait d&rsquo;&ecirc;tre parmi les hypocrites alors qu&rsquo;il est celui qui discerne le bien du mal (&laquo;&nbsp;Al-F&acirc;r&ucirc;q&nbsp;&raquo;) et celui &agrave; qui le proph&egrave;te (g) a annonc&eacute; la bonne nouvelle du Paradis&nbsp;!
Mais tu comprendras que lorsque le serviteur augmente en servitude et en indigence pour son Seigneur, il &eacute;prouve d&rsquo;autant plus de m&eacute;pris et de peur pour sa propre personne, et d&egrave;s lors son c&oelig;ur se lie fortement &agrave; son Seigneur (c).
Al-Hasan Al-Basr&icirc; (r) a dit&nbsp;:
&laquo;&nbsp;Seul un [vrai] croyant craint l&rsquo;hypocrisie, et seul un hypocrite croit en &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;abri[5].&nbsp;&raquo;
Al-Jacd Ab&ucirc; cUthm&acirc;n (r) a dit&nbsp;:
- &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai demand&eacute; &agrave; Ab&ucirc; Raj&acirc;&rsquo; Al-cUt&acirc;rid&icirc; s&rsquo;il avait pu remarquer chez les compagnons du proph&egrave;te (g) qu&rsquo;il avait pu c&ocirc;toyer &agrave; son &eacute;poque, qu&rsquo;ils craignaient d&rsquo;&ecirc;tre hypocrites&nbsp;&raquo;.
- Alors celui-ci me r&eacute;pondit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Oui, j&rsquo;ai c&ocirc;toy&eacute;, par la gr&acirc;ce d&rsquo;Allah, un grand nombre d&rsquo;entre eux. Certes, ils craignaient terriblement&nbsp;! Certes, ils craignaient terriblement&nbsp;![6]&nbsp;&raquo;
Et Ibn Ab&icirc; Mulaykah (r) a dit&nbsp;:
&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai c&ocirc;toy&eacute; une trentaine de compagnons du proph&egrave;te (g) et tous craignaient d&rsquo;&ecirc;tre hypocrites. Aucun d&rsquo;entre eux ne pr&eacute;tendait avoir la m&ecirc;me foi que Jibr&icirc;l ou M&icirc;ka&rsquo;&icirc;l[7].&nbsp;&raquo;
Ibn Hajar (r) a dit &agrave; ce sujet&nbsp;:
&laquo;&nbsp;Les compagnons que Ibn Ab&icirc; Mulaykah a c&ocirc;toy&eacute;s sont parmi les plus valeureux. On retrouve parmi eux cA&iuml;shah, sa s&oelig;ur Asm&acirc;&rsquo;, cAbdullah Ibn cUmar, cAbdullah Ibn cAbb&acirc;s, cAbdullah Ibn Az-Zubayr, cAbdullah Ibn cAmr Ibn Al-c&Acirc;s (ces quatre derniers &eacute;taient surnomm&eacute;s les quatre cAbdullah), Ab&ucirc; Hurayrah, cUqbah Ibn Al-H&acirc;rith et Al-Miswar Ibn Makhramah. Ceux-ci sont ceux desquels il a entendu directement.
Par ailleurs, il a &eacute;t&eacute; contemporain de bon nombre d&rsquo;entre eux, tels que cAli Ibn Ab&icirc; T&acirc;lib et Sacd Ibn Ab&icirc; Waqq&acirc;s, et a assur&eacute; qu&rsquo;ils craignaient d&rsquo;&ecirc;tre hypocrites dans leurs actes. Et puisqu&rsquo;aucune divergence n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e &agrave; ce sujet, cet avis est consid&eacute;r&eacute; comme un consensus.
En effet, il se peut que le croyant croie voir dans son acte une chose qui s&rsquo;oppose &agrave; la sinc&eacute;rit&eacute;. Mais le fait de craindre une telle chose n&rsquo;implique pas n&eacute;cessairement qu&rsquo;elle ait lieu. En r&eacute;alit&eacute;, cela d&eacute;montre le degr&eacute; extr&ecirc;me de scrupules et de crainte qu&rsquo;ils avaient atteint (j)[8]&nbsp;&raquo;.
Ibn Rajab (r) le hanbalite a dit&nbsp;:
&laquo;&nbsp;Les compagnons [du proph&egrave;te (g)] et les vertueux qui leur ont succ&eacute;d&eacute; craignaient r&eacute;ellement que l&rsquo;hypocrisie ne les touche. Ils &eacute;taient frapp&eacute;s d&rsquo;effroi et d&rsquo;inqui&eacute;tude profondes &agrave; ce sujet.
En effet, le croyant craint pour sa propre personne l&rsquo;hypocrisie mineure. Et il craint que celle-ci prenne le dessus sur lui au moment de la mort pour l&rsquo;amener &agrave; l&rsquo;hypocrisie majeure (NdT&nbsp;: celle qui fait sortir de l&rsquo;Islam). Et comme nous l&rsquo;avons mentionn&eacute; auparavant, les vices cach&eacute;s entrainent in&eacute;luctablement une mauvaise et mis&eacute;rable fin[9].&nbsp;&raquo;
 


[1] Rapport&eacute; par Al-Bukh&acirc;r&icirc; (1243/7018).


[2] Rapport&eacute; par Al-Bukh&acirc;r&icirc; (6463) et Muslim (2816).


[3] &laquo;&nbsp;Mad&acirc;rij As-S&acirc;lik&icirc;n&nbsp;&raquo; (vol. 1/p. 176).


[4] Rapport&eacute; par Al-Bukh&acirc;r&icirc; (834) et Muslim (2075).


[5] Rapport&eacute; par Al-Bukh&acirc;r&icirc;. Hadith jug&eacute; authentique par Ibn Hajar dans &laquo;&nbsp;Fath Al-B&acirc;r&icirc;&nbsp;&raquo;.


[6] Rapport&eacute; par Ab&ucirc; Nac&icirc;m dans &laquo;&nbsp;Hilyat Al-Awliy&acirc;&rsquo;&nbsp;&raquo; (vol. 2/p. 307).


[7] Rapport&eacute; par Al-Bukh&acirc;r&icirc; (109).


[8] &laquo;&nbsp;Fath Al-B&acirc;r&icirc;&nbsp;&raquo; (vol. 1/p. 110-111).


[9] &laquo;&nbsp;J&acirc;mic Al-cUl&ucirc;m wa Al-Hikam&nbsp;&raquo; (vol. 1/p. 117).

