Mohammed r fut une mis&eacute;ricorde envoy&eacute;e par Allah &agrave; tous les peuples, quelle que soit leur race ou leur foi. Ses enseignements furent empreints de mis&eacute;ricorde &agrave; l'&eacute;gard de toutes les cr&eacute;atures, et interdirent de leur faire du mal sans droit ni raison.
La mis&eacute;ricorde du Proph&egrave;te de l'Islam ne fut pas circonscrite aux hommes, mais engloba &eacute;galement les oiseaux et tout autre animal. Il ordonna d'&ecirc;tre doux envers eux et mena&ccedil;a du ch&acirc;timent et du feu de l'Enfer dans l'au-del&agrave; tous ceux qui les torturent ou leur font du mal jusqu'&agrave; ce que mort s'ensuive.
Le Proph&egrave;te r interdit d'utiliser les oiseaux ou n'importe quelle autre cr&eacute;ature anim&eacute;e d'une &acirc;me comme cible de tir, que ce soit avec une fl&egrave;che ou une tout autre arme. Il dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ne prenez pas pour cible (de tir) tout &ecirc;tre anim&eacute;.&nbsp;&raquo;[1]
Et il dit r&nbsp;: &laquo;&nbsp;Une femme est entr&eacute;e au Feu &agrave; cause d'une petite chatte qu'elle avait attach&eacute;e, puis qu'elle n'avait pas nourrie ni laiss&eacute;e manger des bestioles de la terre.&nbsp;&raquo;[2]
Il dit aussi&nbsp;: &laquo;&nbsp;Une prostitu&eacute;e des Enfants d'Isra&euml;l remarqua un chien mourant de soif tournant autour d'un puits. Elle enleva alors sa chaussure et s'en servit pour lui donner &agrave; boire. Pour ce geste, Allah lui pardonna [ses p&eacute;ch&eacute;s].&nbsp;&raquo;[3]
Et il dit&nbsp;: &laquo;Tandis qu'un homme marchait, la soif le saisit. Il descendit alors dans un puits et but de son eau. Puis, quand il ressortit, il se retrouva face &agrave; un chien haletant qui mangeait de la terre de par sa soif intense. Il se dit alors&nbsp;: Celui-l&agrave; &eacute;prouve ce que je viens d'&eacute;prouver&nbsp;! [Il redescendit alors dans le puits], remplit d&rsquo;eau sa bottine, puis remonta en la tenant par sa bouche, et donna &agrave; boire au chien. Alors, Allah le remercia et lui pardonna ses m&eacute;faits.&nbsp;&raquo; Les compagnons dirent alors&nbsp;: &Ocirc; Messager d'Allah, nous sommes donc r&eacute;compens&eacute;s pour le bien que nous faisons aux animaux&nbsp;? Il r&eacute;pondit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Dans [le bien fait &agrave;] toute cr&eacute;ature vivante, il y a une r&eacute;compense.&nbsp;&raquo;[4]
Le Proph&egrave;te r interdit d'attacher les animaux et de s&rsquo;en servir comme cible.
Et il passa une fois devant un chameau d'une maigreur extr&ecirc;me et dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Craignez Allah en ce qui concerne ce b&eacute;tail qui ne peuvent parler. Montez-les lorsqu'elles sont en bonne sant&eacute; et mangez-les lorsqu'elles sont en bonne sant&eacute;.&nbsp;&raquo;[5]
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[1] Rapport&eacute; par Muslim.


[2] Rapport&eacute; par Bukh&acirc;r&icirc;.


[3] Rapport&eacute; par Bukh&acirc;r&icirc;.


[4] Rapport&eacute; par Bukh&acirc;r&icirc;.


[5] Le d&eacute;but du hadith est le suivant&nbsp;: Le Proph&egrave;te r passa devant un chameau [affam&eacute;] dont le ventre avait rejoint le dos. Il dit alors&nbsp;: &laquo;&nbsp;Craignez Dieu en ce qui concerne ce b&eacute;tail qui ne peuvent parler [&hellip;]&nbsp;&raquo;. Le hadith fut rapport&eacute; par Ab&ucirc; Dawud et d&eacute;clar&eacute; authentique par Al-Alb&acirc;n&icirc; (note du traducteur).

