La femme dans la soci&eacute;t&eacute; arabe pr&eacute;islamique 
La femme dans la soci&eacute;t&eacute; arabe pr&eacute;islamique &eacute;tait l&rsquo;objet d&rsquo;un m&eacute;pris g&eacute;n&eacute;ral et une victime constante de l&rsquo;oppression : ses droits &eacute;taient pi&eacute;tin&eacute;s et ses biens ravis. Elle &eacute;tait consid&eacute;r&eacute;e comme un simple objet et n&rsquo;h&eacute;ritait pas, car l&rsquo;h&eacute;ritage &eacute;tait r&eacute;serv&eacute; &agrave; ceux qui pouvaient se maintenir en selle, combattre et rapporter le butin. Pire encore, on h&eacute;ritait d&rsquo;elle apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de son mari comme on h&eacute;ritait des autres biens. Si son mari avait eu des enfants d&rsquo;autres femmes qu&rsquo;elle, c&rsquo;est le fils a&icirc;n&eacute; qui avait plus de droit sur la femme de son p&egrave;re que quiconque : il en h&eacute;ritait comme on h&eacute;rite des biens et elle ne pouvait sortir de la maison de ce fils qu&rsquo;apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre rachet&eacute;e par une ran&ccedil;on. On l&rsquo;emp&ecirc;chait de retourner chez son mari apr&egrave;s le divorce ; l&rsquo;homme &eacute;pousait autant de femmes qu&rsquo;il voulait sans aucune limite mais la femme n&rsquo;avait pas le droit de choisir son mari et n&rsquo;avait pas de droits sur son mari&nbsp;; rien n&rsquo;interdisait &agrave; l&rsquo;homme d&rsquo;&ecirc;tre injuste envers sa femme. Les Arabes, dans cette p&eacute;riode d&rsquo;ignorance ant&eacute;islamique, voyaient d&rsquo;un mauvais &oelig;il la naissance d&rsquo;une fille&nbsp;; ils consid&eacute;raient cela comme un malheur : aussi, quand une fille venait au monde, le p&egrave;re &eacute;tait envahi de tristesse et d&rsquo;angoisse. Ils d&eacute;testaient les filles &agrave; tel point qu&rsquo;ils les enterraient vivantes. Cette pratique, dit-on, &eacute;tait courante chez certaines tribus arabes et les motivations variaient selon la situation sociale de la famille : il y en avait qui enterraient vivantes les filles par peur du d&eacute;shonneur, certains le faisaient lorsque la fille avait une infirmit&eacute; physique, Allah d&eacute;crit leur &eacute;tat &agrave; ce propos en ces termes : (Et lorsqu&rsquo;on annonce &agrave; l&rsquo;un d&rsquo;eux une fille, son visage s&rsquo;assombrit et une rage profonde l&rsquo;envahit. Il se cache des gens, &agrave; cause du malheur qu&rsquo;on lui a annonc&eacute;. Doit-il la garder malgr&eacute; la honte ou l&rsquo;enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement !)[1]. D&rsquo;autres en revanche enterraient leurs filles vivantes par crainte de&nbsp; pauvret&eacute;, il s&rsquo;agissait des plus d&eacute;munis. Le Qur&rsquo;an a exprim&eacute; cela en ces termes : ( Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvret&eacute; ; c&rsquo;est Nous qui attribuons leur subsistance, tout comme &agrave; vous. Les tuer, c&rsquo;est vraiment, un &eacute;norme p&eacute;ch&eacute;. )[2].
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La femme ne jouissait pas de ses droits naturels, car certaines nourritures &eacute;taient interdites aux femmes et sp&eacute;cialement r&eacute;serv&eacute;es aux hommes, comme Allah I le dit : ( Et ils dirent : &ldquo;Ce qui est dans le ventre de ces b&ecirc;tes est r&eacute;serv&eacute; aux m&acirc;les d&rsquo;entre nous, et interdit &agrave; nos femmes.&rdquo;)[3].
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Les seules choses dont elle pouvait se sentir fi&egrave;re &eacute;taient la protection que lui assurait l&rsquo;homme, le droit de vengeance qu&rsquo;il lui garantissait au cas o&ugrave; son honneur &eacute;tait bafou&eacute; et la sauvegarde de sa noblesse.
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La femme dans la soci&eacute;t&eacute; indienne ancienne&nbsp; 
Voici ce qui est rapport&eacute; &agrave; propos de la femme, dans le Veda, un des livres saints de r&eacute;f&eacute;rence du brahmanisme[4] : La loi brahmanique &eacute;tablit une discrimination entre l&rsquo;homme et la femme dans la valeur humaine et dans les autres droits : la femme est d&eacute;pouill&eacute;e de sa personnalit&eacute; civile et est mise sous le joug de l&rsquo;homme dans les diff&eacute;rentes phases de sa vie comme le stipulent les lois de Manu qui pr&eacute;conisent que la femme n&rsquo;a le droit, dans aucune des phases de sa vie, d&rsquo;accomplir quelque chose de son propre gr&eacute;, m&ecirc;me s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;actes ordinaires dans sa maison. Pendant l&rsquo;enfance, elle est sous la tutelle de son p&egrave;re ; &agrave; l&rsquo;adolescence, elle est sous la tutelle de son mari et &agrave; la mort de son mari, sa tutelle est transf&eacute;r&eacute;e &agrave; ses oncles paternels et si elle n&rsquo;a pas d&rsquo;oncles, cette tutelle est transf&eacute;r&eacute;e aux autorit&eacute;s. A aucun moment de sa vie, la femme ne jouit de la moindre libert&eacute; ou autonomie.&nbsp;&raquo;
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Le statut de la femme dans la soci&eacute;t&eacute; indienne &eacute;tait le m&ecirc;me que celui des esclaves, elle &eacute;tait subordonn&eacute;e &agrave; son mari et d&eacute;pouill&eacute;e de la volont&eacute;, elle n&rsquo;&eacute;tait en rien ma&icirc;tresse d&rsquo;elle-m&ecirc;me, pire, on pouvait la consid&eacute;rer comme une mise et la perdre dans un jeu de hasard[5].
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Elle ne se remariait pas apr&egrave;s la mort de son mari car elle n&rsquo;avait pas le droit de lui survivre&nbsp;: il fallait qu&rsquo;elle meure aussi &agrave; la mort de son mari, en &eacute;tant&nbsp; incin&eacute;r&eacute;e sur le m&ecirc;me b&ucirc;cher que lui. Il est dit dans leurs livres religieux[6] : &ldquo;Il est bon pour la femme de se jeter sur les bois appr&ecirc;t&eacute;s pour l&rsquo;incin&eacute;ration de la d&eacute;pouille de son mari. Lorsque la d&eacute;pouille &eacute;tait d&eacute;pos&eacute;e sur le bois, la veuve s&rsquo;avan&ccedil;ait voil&eacute;e, le pr&ecirc;tre brahmane lui &ocirc;tait le voile, elle enlevait ses bijoux et ses parures qu&rsquo;elle distribuait &agrave; ses proches, puis d&eacute;faisait ses tresses. Le pr&ecirc;tre la tenait par la main droite et faisait trois fois le tour du b&ucirc;cher avec elle, les incantations &eacute;taient ensuite prononc&eacute;es sur le tas de bois. Elle soulevait le pied de son mari &agrave; la hauteur de son front en signe de&nbsp; soumission, puis se retournait pour s&rsquo;asseoir pr&egrave;s de sa t&ecirc;te en posant sa main droite sur lui. Enfin le feu &eacute;tait allum&eacute; et on la br&ucirc;lait en m&ecirc;me temps que le corps de son mari. Ils pr&eacute;tendaient que cela lui assurerait la f&eacute;licit&eacute; dans l&rsquo;autre monde et qu&rsquo;elle resterait avec lui au ciel pendant trente-cinq millions d&rsquo;ann&eacute;es&hellip; De plus, par cette incin&eacute;ration, elle purifiait sa famille maternelle et sa famille paternelle ainsi que la famille de son mari et son mari lui-m&ecirc;me de tous ses p&eacute;ch&eacute;s. Elle &eacute;tait consid&eacute;r&eacute;e comme une des femmes les plus pures, les plus nobles et les plus illustres. Cette pratique &eacute;tait si r&eacute;pandue, qu&rsquo;on a comptabilis&eacute; pr&egrave;s de 6000 cas pour la seule d&eacute;cennie 1815-1825. Cette coutume &eacute;tait pratiqu&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; la fin du 19e si&egrave;cle o&ugrave; elle a &eacute;t&eacute; abolie contre le gr&eacute; des pr&ecirc;tres hindous.
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Autre preuve de la situation d&eacute;sastreuse dans laquelle se trouvait la femme &agrave; cette &eacute;poque-l&agrave;, ce passage &eacute;loquent des livres sacr&eacute;s hindous[7] : Le sort pr&eacute;destin&eacute;, le vent, la mort, l&rsquo;enfer, le poison, les serpents et le feu ne sont pas des maux pires que la femme.
Il arrivait que la femme ait parfois plusieurs &eacute;poux, et son statut &eacute;tait alors exactement comme celui de la prostitu&eacute;e[8].
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La femme dans la soci&eacute;t&eacute; chinoise ancienne&nbsp; 
La femme dans la soci&eacute;t&eacute; chinoise ancienne &eacute;tait &ndash;comme le dit l&rsquo;auteur de L&rsquo;Histoire de la Civilisation[9]- d&eacute;pendante de l&rsquo;homme et passait toute sa vie &agrave; lui ob&eacute;ir&nbsp;: elle &eacute;tait une &eacute;ternelle mineure, frapp&eacute;e d&rsquo;incapacit&eacute; (juridique) et l&rsquo;homme lui servait automatiquement de tuteur. Elle n&rsquo;avait non plus droit &agrave; l&rsquo;enseignement ni &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation, elle devait simplement rester enferm&eacute;e dans sa maison, &agrave; servir, &agrave; vaquer aux travaux m&eacute;nagers. Elle &eacute;tait aussi appel&eacute;e &agrave; couper ses cheveux d&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de 15 ans et &agrave; se marier d&egrave;s qu&rsquo;elle atteignait l&rsquo;&acirc;ge de 20 ans&nbsp;; c&rsquo;est son p&egrave;re qui lui choisissait un mari avec l&rsquo;aide d&rsquo;un entremetteur.
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La naissance d&rsquo;une fille &eacute;tait consid&eacute;r&eacute;e comme &eacute;tant de mauvais augure. Durant dit dans son livre L&rsquo;Histoire de la Civilisation [10] : &laquo;&nbsp;Les p&egrave;res imploraient les dieux dans leurs pri&egrave;res de leur accorder des gar&ccedil;ons. Ne pas avoir de gar&ccedil;ons &eacute;tait une source de honte et une mal&eacute;diction pour les m&egrave;res parce que les gar&ccedil;ons &eacute;taient plus aptes que les femmes &agrave; travailler dans les champs et plus braves sur le champ de bataille. Les filles &eacute;taient consid&eacute;r&eacute;es comme une charge pour les p&egrave;res, car ils les &eacute;duquaient avec patience puis les envoyaient chez leurs &eacute;poux, au point qu&rsquo;il &eacute;tait courant de tuer les filles : lorsque dans une famille, on accouchait de plus de filles qu&rsquo;on en avait besoin et que la famille &eacute;prouvait des difficult&eacute;s pour s&rsquo;occuper d&rsquo;elles, on les abandonnait dans les champs &agrave; la merci du froid glacial de la nuit ou des b&ecirc;tes f&eacute;roces sans que les membres de la famille n&rsquo;&eacute;prouvent le moindre remords.
Un vieux dicton chinois dit[11] : &laquo;&nbsp;&Eacute;coute ta femme, mais ne crois pas ce qu&rsquo;elle dit.&nbsp;&raquo;
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La femme dans la Rome antique&nbsp; 
L&rsquo;auteur du livre L&rsquo;Histoire de la Civilisation dit[12] : La naissance d&rsquo;une fille n&rsquo;&eacute;tait pas d&eacute;sir&eacute;e g&eacute;n&eacute;ralement, aussi les coutumes autorisaient le p&egrave;re, quand sa femme accouchait d&rsquo;un enfant malform&eacute; ou d&rsquo;une fille, &agrave; l&rsquo;exposer &agrave; la mort&nbsp;; en revanche, ils aspiraient ardemment &agrave; avoir des gar&ccedil;ons.
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La femme dans la soci&eacute;t&eacute; romaine &eacute;tait juridiquement incapable et enti&egrave;rement soumise au pouvoir de l&rsquo;homme. Il avait des droits tr&egrave;s &eacute;tendus sur tous les membres de sa famille, et entre autres, celui de d&eacute;cr&eacute;ter la mise &agrave; mort de sa femme face &agrave; certaines accusations. Il avait toute autorit&eacute; sur les &eacute;pouses de ses enfants et pouvait ainsi d&eacute;cider de les vendre, les torturer, les exiler ou les mettre &agrave; mort.
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Le r&ocirc;le de la femme consistait &agrave; &eacute;couter et ob&eacute;ir ; elle n&rsquo;avait aucune possibilit&eacute; de s&rsquo;opposer aux ordres ou de revendiquer ses droits. Elle &eacute;tait priv&eacute;e de tout h&eacute;ritage, car les biens revenaient toujours au fils a&icirc;n&eacute;. Le Romain pouvait int&eacute;grer un &eacute;tranger &agrave; sa famille ou en exclure un membre en le vendant[13].
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La femme dans la Gr&egrave;ce antique 
Le sort de la femme grecque n&rsquo;&eacute;tait gu&egrave;re meilleur que dans les soci&eacute;t&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment &eacute;voqu&eacute;es&nbsp;; elle jouissait de si peu de dignit&eacute; qu&rsquo;on pouvait la pr&ecirc;ter et l&rsquo;emprunter, comme Tarwilong l&rsquo;explique[14] : On empruntait la femme f&eacute;conde &agrave; son mari afin qu&rsquo;elle accouche des enfants d&rsquo;un autre homme pour le bien de la nation.
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Elle &eacute;tait priv&eacute;e d&rsquo;instruction et avilie au point o&ugrave; on disait qu&rsquo;elle &eacute;tait &ldquo;une abomination, &oelig;uvre du Diable&rdquo;[15].
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Aucune loi ne la prot&eacute;geait ; elle &eacute;tait priv&eacute;e de son droit &agrave; l&rsquo;h&eacute;ritage et n&rsquo;avait pas la capacit&eacute; juridique pour disposer de ses biens ; elle ne jouissait pas de libert&eacute; et restait soumise toute sa vie &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;homme. Le divorce par exemple &eacute;tait un droit absolu de l&rsquo;homme[16].
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Les Grecs &eacute;taient all&eacute;s si loin que certains de leurs penseurs estimaient m&ecirc;me que le nom de la femme devait &ecirc;tre retenu &agrave; la maison comme son corps y &eacute;tait clo&icirc;tr&eacute;.[17]
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La femme n&rsquo;&eacute;tait donc rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un &ecirc;tre rabaiss&eacute; au plus vil degr&eacute;. Dans La Civilisation des Arabes[18] on lit encore : &laquo;&nbsp;Les Grecs, en g&eacute;n&eacute;ral, consid&eacute;raient les femmes comme des cr&eacute;atures viles qui ne servaient &agrave; rien d&rsquo;autre qu&rsquo;&agrave; la perp&eacute;tuit&eacute; de la descendance et &agrave; l&rsquo;entretien de la maison&nbsp;; quand la femme accouchait d&rsquo;un enfant laid, ils s&rsquo;en d&eacute;barrassaient.
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Leur c&eacute;l&egrave;bre orateur D&eacute;mosth&egrave;ne a illustr&eacute; le statut de la femme en ces termes: &laquo; Nous avons des prostitu&eacute;es pour le plaisir, des maitresses pour nos besoins physiques quotidiens et des &eacute;pouses pour avoir des enfants l&eacute;gitimes &raquo;.
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Quel est le sort de la femme dans cette soci&eacute;t&eacute; dans laquelle les intellectuels tiennent de tels propos ?
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Le statut de la femme dans la soci&eacute;t&eacute; juive ancienne&nbsp; 
Chez les H&eacute;breux, la femme est la source du p&eacute;ch&eacute; comme on le voit dans&nbsp; l&rsquo;Ancien Testament[19].
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Le statut de la femme dans la soci&eacute;t&eacute; juive n&rsquo;&eacute;tait donc pas tr&egrave;s enviable car les lois juives sont tr&egrave;s s&eacute;v&egrave;res envers elle comme on peut le constater dans (le livre de l&rsquo;Eccl&eacute;siastique 7&nbsp;: 25-26) : &laquo;&nbsp;Je me suis appliqu&eacute; dans mon coeur &agrave; conna&icirc;tre, &agrave; sonder, et &agrave; chercher la sagesse et la raison des choses, et &agrave; conna&icirc;tre la folie de la m&eacute;chancet&eacute; et la stupidit&eacute; de la sottise. J&rsquo;ai trouv&eacute; plus am&egrave;re que la mort, la femme dont le c&oelig;ur est un pi&egrave;ge et un filet, et dont les mains sont des liens ; celui qui est agr&eacute;able &agrave; Dieu lui &eacute;chappe, mais le p&eacute;cheur est pris par elle&nbsp;&raquo;.
Le p&egrave;re a un pouvoir absolu sur sa famille et particuli&egrave;rement sur ses filles qu&rsquo;il marie et donne comme il veut, il peut m&ecirc;me les vendre s&rsquo;il le d&eacute;sire (l&rsquo;Exode 21: 7 &agrave; 11).
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L&rsquo;auteur du livre L&rsquo;Histoire de la Civilisation a dit[20] : Le p&egrave;re avait un pouvoir sans limite sur les membres de sa famille, la terre lui appartenait et les enfants ne pouvaient rester en vie que s&rsquo;ils lui &eacute;taient ob&eacute;issants. L&rsquo;Etat, c&rsquo;&eacute;tait lui&nbsp;; il avait la possibilit&eacute;, s&rsquo;il &eacute;tait pauvre, de vendre sa fille avant qu&rsquo;elle n&rsquo;atteigne la pubert&eacute; pour qu&rsquo;elle devienne ainsi esclave, tout comme il avait le pouvoir absolu de la marier &agrave; qui il voulait, m&ecirc;me si quelquefois, il se d&eacute;sistait de certains de ses droits et lui demandait d&rsquo;accepter ce mariage.
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Quand la femme juive se mariait, la tutelle &eacute;tait transf&eacute;r&eacute;e &agrave; son mari et elle faisait d&eacute;sormais partie de son&nbsp; patrimoine au m&ecirc;me titre que la maison, l&rsquo;esclave et l&rsquo;argent. C&rsquo;est ce qui ressort en substance des commandements de la Thora, dans Exode, 20:17.
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En outre, la loi juive privait la fille de l&rsquo;h&eacute;ritage de son p&egrave;re s&rsquo;il avait des gar&ccedil;ons comme on le voit dans Nombres 27&nbsp;: 8 : &laquo;&nbsp;Lorsqu'un homme mourra sans laisser de fils, vous ferez passer son h&eacute;ritage &agrave; sa fille&nbsp;&raquo;.
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Chez les Juifs, lorsque la femme perdait son mari, elle passait directement entre les mains de son fr&egrave;re germain, qu&rsquo;elle le veuille ou non, sauf si ce dernier la d&eacute;savouait comme le dit&nbsp; l&rsquo;Ancien Testament 47 : &laquo;&nbsp;Lorsque des fr&egrave;res demeureront ensemble, et que l'un d'eux mourra sans laisser de fils, la femme du d&eacute;funt ne se mariera point au dehors avec un &eacute;tranger, mais son beau-fr&egrave;re ira vers elle, la prendra pour femme, et l'&eacute;pousera comme beau-fr&egrave;re &raquo;.
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De m&ecirc;me ils ne mangeaient pas, ne buvaient pas, ni ne dormaient avec la femme quand elle &eacute;tait en p&eacute;riode de menstrues jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;elle se purifie, leurs lois stipulent &agrave; ce sujet[21] : &laquo;&nbsp;La femme est impure d&egrave;s le jour o&ugrave; elle commence &agrave; pressentir que ses menstrues sont proches, m&ecirc;me s&rsquo;il n&rsquo;y a aucun signe manifeste et le mari doit se garder de la toucher m&ecirc;me avec son petit doigt et il ne lui est pas autoris&eacute; de lui donner quoi que ce soit m&ecirc;me si c&rsquo;est &agrave; distance, ni recevoir d&rsquo;elle quelque chose. Lancer les choses vers elle ou vice versa n&rsquo;est non plus autoris&eacute; et il ne lui est pas permis de manger &agrave; la m&ecirc;me table qu&rsquo;elle, sauf si quelque chose s&eacute;pare son plat du sien, il ne lui est pas permis de boire l&rsquo;eau restante dans son verre, ni de passer la nuit dans le m&ecirc;me lit, ni de monter avec elle dans le m&ecirc;me v&eacute;hicule ou la m&ecirc;me barque. S&rsquo;ils travaillent au m&ecirc;me endroit, ils ne doivent pas se toucher&nbsp;; et si son mari tombe malade et qu&rsquo;il n&rsquo;y a personne en dehors d&rsquo;elle pour s&rsquo;occuper de lui, elle peut le faire &agrave; condition qu&rsquo;elle ne le touche pas directement&nbsp;; mais si c&rsquo;est la femme qui tombe malade, il n&rsquo;est pas permis au mari de s&rsquo;occuper d&rsquo;elle, m&ecirc;me s&rsquo;il ne la touche pas. Et la femme qui accouche devient impure pendant 7 jours si elle a accouch&eacute; d&rsquo;un gar&ccedil;on et 14 jours s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une fille, elle reste 40 jours sans se laver si son enfant est un gar&ccedil;on et 80 jours si c&rsquo;est une fille.
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La femme dans le christianisme ancien&nbsp; 
Les P&egrave;res de l&rsquo;Eglise ont outrepass&eacute; toutes les limites lorsqu&rsquo;ils ont consid&eacute;r&eacute; la femme comme l&rsquo;origine du p&eacute;ch&eacute;, la source des transgressions et l&rsquo;origine des malheurs qui se sont abattus sur toute l&rsquo;humanit&eacute;. A leurs yeux, le lien entre l&rsquo;homme et la femme &eacute;tait impur et devait &ecirc;tre &eacute;vit&eacute;, m&ecirc;me dans le cadre du mariage. Tertullien dit&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Elle est la voie d&rsquo;acc&egrave;s du Diable dans l&rsquo;&acirc;me humaine et c&rsquo;est elle qui poussa l&rsquo;homme vers l&rsquo;arbre maudit, contredit les lois de Dieu et alt&eacute;ra l&rsquo;image de Dieu &ndash; c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;homme. &raquo; &nbsp;
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L&rsquo;&eacute;crivain danois Wieth Knudesen a d&eacute;crit&nbsp; le statut de la femme au Moyen-&acirc;ge en ces termes&nbsp;: On prenait tr&egrave;s peu soin d&rsquo;elle &agrave; cause de la conception catholique qui consid&eacute;rait la femme comme une cr&eacute;ature de second rang[22].
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Paul l&rsquo;ap&ocirc;tre a dit[23]&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je veux cependant que vous sachiez que le Christ est le chef de tout homme, que l&rsquo;homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef du Christ.&hellip; L'homme ne doit pas se couvrir la t&ecirc;te, puisqu&rsquo;il est l&rsquo;image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l&rsquo;homme. En effet, l&rsquo;homme n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; tir&eacute; de la femme, mais la femme a &eacute;t&eacute; tir&eacute;e de l&rsquo;homme ; et l&rsquo;homme n'a pas &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; &agrave; cause de la femme, mais la femme a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e &agrave; cause de l&rsquo;homme. C'est pourquoi la femme, &agrave; cause des anges, doit avoir sur la t&ecirc;te une marque de l'autorit&eacute; dont elle d&eacute;pend...&nbsp;&raquo;
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Les enseignements chr&eacute;tiens sommaient la femme de se soumettre et d&rsquo;ob&eacute;ir de mani&egrave;re absolue &agrave; son mari. Paul dit[24]&nbsp;: &laquo;Femmes, soyez soumises &agrave; vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l'&Eacute;glise&raquo;
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Bernard Shaw, homme de lettres anglais, a &eacute;crit&nbsp;: &laquo;&nbsp;D&egrave;s l&rsquo;instant o&ugrave; la femme se marie, tous ses biens deviennent la propri&eacute;t&eacute; de son mari en vertu de la loi anglaise.&nbsp;&raquo;
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En outre, la loi et la religion stipulaient l&rsquo;&eacute;ternit&eacute; et la perp&eacute;tuit&eacute; du mariage&nbsp;: le divorce &eacute;tait impossible, quel que soit le degr&eacute; d&rsquo;inimiti&eacute; et la gravit&eacute; des probl&egrave;mes entre les &eacute;poux. On avait plut&ocirc;t recours &agrave; la s&eacute;paration de corps, avec toutes les cons&eacute;quences f&acirc;cheuses que cela entra&icirc;ne, l&rsquo;homme cherchant des ma&icirc;tresses et la femme faisant pareillement avec ses amants.
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En cas de d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;un des deux &eacute;poux, le survivant n&rsquo;avait pas le droit de se remarier. Cette situation d&eacute;plorable eut pour r&eacute;sultat de susciter cette r&eacute;action violente et n&eacute;faste qui caract&eacute;rise la soci&eacute;t&eacute; occidentale moderne&nbsp;: les penseurs et intellectuels ont commenc&eacute; &agrave; r&eacute;clamer le droit et la libert&eacute; absolue de chacun des individus de la soci&eacute;t&eacute;, qu&rsquo;il soit m&acirc;le ou femelle, sans aucune limite et ont fini par plonger cette soci&eacute;t&eacute; dans une d&eacute;pravation effr&eacute;n&eacute;e.
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[1] Sourate 16 : An-Nahl, versets 58 &ndash; 59.


[2] Sourate 17 : Al-Isr&acirc;, verset 31.


[3] Sourate 6 : Al-An&rsquo;&acirc;m, verset 139.


[4] Les Ecrits Saints des anciennes religions, Ali Abdul W&acirc;hid W&acirc;fi, P 168.


[5] Ce que le monde a perdu avec la d&eacute;ch&eacute;ance des Musulmans, An-Nadwy.


[6] L&rsquo;Histoire de la  Civilisation, W. Durant.


[7] La Civilisation des Arabes, G. Lebon.


[8] Ce que le Monde a perdu avec la d&eacute;ch&eacute;ance des Musulmans, An-Nadwy.


[9] 3/1 La Femme en Chine, W. Durant.


[10] 4/1 La Femme en Chine


[11] La Civilisation des Arabes P. 406.


[12] (1/3) P. 119.


[13] Comparaison des religions P. 188 et La  Civilisation des Arabes P. 408.


[14] La Civilisation des Arabes, P. 406


[15] La Civilisation des Arabes, P. 408.


[16] Comparaison des Religions, P. 186.


[17] L&rsquo;Histoire de la  Civilisation, 7/117, 118.


[18] P. 406 Dr G. Lebon.&nbsp;


[19] Gen&egrave;se (3&nbsp;:1 / 3: 21)


[20] (1/2), P. 374.


[21] Un ensemble de lois et coutumes juives, par Al H&acirc;kham R&acirc;by Souleyman Jazfiraid page 22.


[22] La Comparaison des Religions, Ahmad Chalabi, P. 187.


[23] Nouveau Testament, 1Corinthiens 11:2 et 11:7&ndash;10.


[24] Nouveau testament, &Eacute;ph&eacute;siens 5:22-23

